Si vous lisez ceci, vous avez probablement compris le pourquoi — les intérêts composés, le coût d'attendre, tout cela. Il reste le comment, et c'est souvent là que les gens bloquent pendant des mois : quel compte? quelle plateforme? et une fois le compte ouvert, on achète quoi?
Ce guide répond aux trois questions, dans l'ordre, simplement. À la fin, vous saurez exactement quoi faire — et chaque étape prend moins de temps qu'on pense.
Étape 1 — Ouvrir le compte (10 minutes, réellement)
Wealthsimple est une plateforme canadienne d'investissement en ligne : pas de succursale, pas de rendez-vous, pas de commission sur les transactions d'actions et d'ETF, pas de montant minimum. C'est la porte d'entrée que je recommande aux débutants pour une raison simple : tout ce qui décourage les gens d'investir — les frais, la paperasse, le jargon — y a été enlevé.
L'ouverture se fait en ligne ou dans l'application :
- Créez votre profil (courriel, mot de passe)
- Confirmez votre identité. Comme pour tout compte financier au Canada, il faut votre numéro d'assurance sociale et une pièce d'identité. C'est normal et encadré par la loi.
- Répondez au court questionnaire sur votre situation
- Choisissez votre type de compte. C'est ici que la vraie question se pose, et c'est l'objet de la prochaine section.
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Étape 2 — Choisir le bon type de compte
Voici l'idée qui débloque la majorité des gens : un compte n'est pas un placement, c'est un véhicule. Le CÉLI, le REER et le compte non enregistré sont des contenants, avec des règles fiscales différentes. Ce qu'on met dedans — des ETF, des actions, de l'encaisse — est une décision séparée, qui vient après. Autrement dit : on choisit d'abord le garage, ensuite ce qu'on y stationne.
Le CÉLI — commencez ici
Pour la grande majorité des gens, le premier véhicule à remplir est le CÉLI (compte d'épargne libre d'impôt). Ses règles tiennent en deux lignes : tout ce que votre argent gagne à l'intérieur — croissance, dividendes — est libre d'impôt pour toujours, et vous pouvez retirer quand vous voulez, sans pénalité ni impôt.
Chaque année, le gouvernement ajoute des droits de cotisation (7 000 $ en 2026), et les droits inutilisés s'accumulent depuis vos 18 ans. Flexible, simple, sans piège : c'est le point de départ.
Le REER — le deuxième véhicule, avec un mode d'emploi
Le REER (régime enregistré d'épargne-retraite) offre un avantage différent : chaque cotisation réduit votre revenu imposable de l'année, donc un remboursement d'impôt maintenant. En échange, les retraits seront imposés plus tard, idéalement à la retraite quand votre taux d'imposition sera plus bas.
Le REER brille surtout quand votre revenu est élevé (la déduction vaut plus cher) ou quand votre employeur égalise vos cotisations — dans ce cas, c'est de l'argent gratuit qui passe même avant le CÉLI. Un détail que peu de gens savent : le REER vient avec un mode d'emploi de sortie qui vaut des dizaines de milliers de dollars, et j'y consacre un guide complet sur le plan de décaissement.
Le compte non enregistré — pour plus tard
Le compte non enregistré n'a aucun avantage fiscal : les gains y sont imposables. Il ne devient pertinent que lorsque le CÉLI et le REER sont pleins — un excellent problème à avoir, mais pas celui du jour un.
"L'ordre simple pour la plupart des gens : le CÉLI d'abord, le REER ensuite (ou avant, si l'employeur égalise), et le non enregistré quand les deux débordent."
Étape 3 — Déposer et automatiser
Une fois le compte ouvert, liez votre compte bancaire (connexion sécurisée, deux minutes) et faites votre premier dépôt. Un dollar suffit pour déclencher le bonus de 25 $, mais l'important est ailleurs : configurez tout de suite un dépôt automatique, même modeste. Cinquante dollars par paie qui partent tout seuls battent cinq cents dollars "quand j'y penserai" — parce qu'on n'y pense jamais, et c'est précisément pourquoi l'automatisation existe.
Étape 4 — Et maintenant, on achète quoi?
Votre véhicule est stationné, le réservoir se remplit automatiquement. Reste la question qui fige tout le monde : quoi mettre dedans? Deux chemins s'offrent à vous chez Wealthsimple.
Le chemin géré (le plus simple)
Vous répondez à un questionnaire, et un portefeuille diversifié est construit et géré automatiquement selon votre profil, moyennant de petits frais de gestion. Zéro décision à prendre : parfait si vous voulez juste que ça roule.
Le chemin autonome (celui que j'utilise)
Vous achetez vous-même vos ETF, sans commission. Cela demande de comprendre deux ou trois notions, et justement, les voici.
Commencer avec le S&P 500 : le classique des débutants
Le S&P 500 est la liste des 500 plus grandes entreprises américaines : Apple, Microsoft, Amazon et compagnie. Quand on entend que le marché a monté, c'est généralement de lui qu'on parle. Historiquement, il a rapporté en moyenne environ 10 % par année sur de longues périodes, sans aucune garantie pour l'avenir, et acheter un ETF qui le suit revient à acheter un petit morceau des 500 entreprises d'un coup.
Les ETF les plus connus qui le reproduisent, disponibles chez Wealthsimple :
- VFV.TO et XUS.TO — cotés en dollars canadiens, pratiques pour éviter les frais de conversion sur des achats réguliers
- VOO — la version américaine en dollars US, frais légèrement plus bas mais conversion de devise à prévoir
Si vous voulez comprendre exactement ce qu'est un indice, comment un ETF le photocopie, et les cinq critères pour départager deux ETF équivalents, c'est le sujet de mon guide complet : C'est quoi un indice boursier? L'explication du début à la fin. C'est probablement la lecture la plus utile avant votre premier achat.
L'autre grande famille : les ETF de dividendes
Certains investisseurs préfèrent des placements qui versent un revenu régulier plutôt que de miser sur la croissance pure. Le marché canadien excelle là-dedans : nos banques, télécoms et pipelines redistribuent généreusement leurs profits. Des ETF comme XEI.TO, VDY.TO ou ZWB.TO regroupent ces entreprises et versent des distributions régulières, souvent mensuelles.
Croissance ou dividendes? Ce n'est pas une question de meilleur choix, c'est une question d'horizon, d'objectif et de tempérament — et j'y ai consacré un guide entier : Dividendes ou croissance, comment choisir selon votre étape de vie.
Le résumé en cinq lignes
- Ouvrez le compte — 10 minutes, sans minimum, bonus de 25 $ au premier dépôt
- Choisissez le véhicule — le CÉLI d'abord, pour la plupart des gens
- Automatisez un dépôt régulier, même modeste
- Choisissez le contenu — portefeuille géré pour la simplicité, ou vos propres ETF : le S&P 500 est le point de départ classique, les ETF de dividendes l'alternative revenu
- Laissez le temps travailler — c'est lui qui fait le gros du chemin
Et si vous voulez voir tout ce que j'utilise et recommande, c'est rassemblé sur la page des meilleures offres.
Divulgation : les liens marqués d'un astérisque sont des liens d'affiliation. Je reçois une commission si vous les utilisez, sans coût supplémentaire pour vous. Contenu informatif uniquement — pas des conseils financiers. Les ETF nommés sont des exemples répandus, pas des recommandations personnalisées; les rendements passés ne garantissent pas les rendements futurs. Les plafonds et règles des comptes enregistrés changent : vérifiez les montants en vigueur auprès de l'Agence du revenu du Canada. Consultez un professionnel pour votre situation spécifique.